BORDEAUX - OGM : décision mise en délibéré au 22 octobre

Publié le par FSL33 - Forum Social Local de Gironde

Le tribunal correctionnel de Bordeaux a mis jeudi 28 août en délibéré au 22 octobre sa décision concernant José Bové et 11 autres faucheurs volontaires poursuivis pour une action anti-OGM menée dans l'exploitation d'un agriculteur également jugé pour avoir ouvert le feu.
Le procureur de la République de Bordeaux avait requis, mercredi 27 août au soir, huit mois de prison ferme et quatre ans de privation de droits civiques contre José Bové, poursuivi avec onze autres militants anti-OGM pour "dégradation d'un bien appartenant à autrui en réunion" pour s'en être pris le 4 novembre 2006 à un stock de 2.300 tonnes de maïs transgénique stocké dans un silo à Lugos (Gironde).
Le procureur Jérôme Bourrier a demandé pour les 11 autres faucheurs volontaires entre quatre et six mois de prison avec sursis.

Dix mois requis pour l'exploitant


"Il est temps pour José Bové de mettre fin à des agissements compulsifs qui résultent d'un Oedipe mal négocié", a notamment déclaré Jérôme Bourrier, en allusion au père de José Bové, ancien chercheur en agronomie, en requérant, outre la peine de prison ferme, la privation des droits "civils, civiques et familiaux".
Le procureur a également requis dix mois de prison avec sursis contre Marc Giblet, l'exploitant agricole chez qui avait été menée l'action et qui avait tiré un coup de fusil en direction des militants et percuté avec son 4x4 trois voitures garées sur le chemin de son exploitation.
Jérôme Bourrier a estimé qu'on pouvait "envisager la thèse de la légitime défense" pour expliquer son tir, propos qui ont provoqué la colère de José Bové qui, avec un autre faucheur, a quitté la salle d'audience.
"Moi je suis un producteur de nourriture et il y a en face des casseurs", avait indiqué plus tôt au tribunal Marc Giblet qui était à la fois prévenu et partie-civile, comme les faucheurs volontaires qui comparaissaient à ses côtés.

Le choix des accusés "arbitraire"

C'était la première fois dans ce genre d'affaire que la victime se situe des deux côtés de la barrière.
Comme c'est désormais l'usage dans ces procès, une soixantaine de personnes présentes sur les lieux au moment des faits mais non retenues par la justice se sont spontanément présentées pour demander à être aussi jugées. Me François Roux, l'un des défenseurs des prévenus, a jugé "arbitraire" le choix des accusés", s'interrogeant sur "le rôle de la chancellerie dans cette affaire".
La présidente de la cour, Catherine Coudy, n'a pas accédé à cette requête d'élargir le champ des responsabilités aux autres personnes présentes. Les avocats des faucheurs volontaires ont obtenu de plaider jeudi matin.

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Publié dans Altermondialisme

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